loi cadre sur le développement des transports
Loi-cadre des transports : rien avant 2031.
Nous demandons à l’Etat des mesures d’urgence dès 2026.
Alors que nos trains sont fragilisés par le manque d’investissements, nous attendions des mesures d’urgence. Résultat :
⏳ La loi-cadre des transports ? Rien avant 2031.
⏳ Le contrat de performance État–SNCF Réseau ? Rien avant 2028
Trois à cinq ans de plus avec des trains en souffrance, des lignes qui ferment et des usagers et usagères qui restent à quai. Aucune solution immédiate pour les lignes menacées ou à rouvrir dans les territoires ruraux. Et les missions Bussereau et Philizot font craindre de nouveaux déclassements, voire des privatisations.
📢 Nous appelons l’État à agir dès 2026
Le collectif LA COLERE DES SANS TRAINS propose :
• un plan d’urgence pour les lignes de desserte fine et l’adaptation au changement climatique
• des investissements d’infrastructure garantis avant 2028
• une loi de programmation des mobilités soutenables avant 2027
• la protection des lignes existantes contre toute fermeture, déclassement ou privatisation
Les trains du quotidien sont un droit, un gage de souveraineté économique, un levier d’égalité territoriale et un passage obligé pour la transition environnementale.
#Train #ServicePublic #LoiCadreTransports #Mobilités
Communiqué aux députés-es et partis politiques du 11 juillet 2026
LA COLÈRE DES SANS TRAINS
Nous attendons des mesures d’urgence pour nos trains !
Alors que le Parlement examine la loi cadre des transports, Le collectif LA COLÈRE DES SANS TRAINS constitué de 46 organisations de défense du ferroviaire alerte une nouvelle fois sur l’absence totale de réponses aux urgences ferroviaires qui frappent les territoires ruraux et les lignes de desserte fine du territoire (LDFT). A la vétusté d’un réseau qui accuse plusieurs décennies de retard d’investissement, il faut ajouter les travaux nécessaires pour adapter infrastructure et matériels roulants au dérèglement climatique.
Projet de loi cadre des transports : aucune proposition pour les Lignes de Desserte Fine, les trains d’équilibre du territoire et les trains de nuit avant 2031
La loi cadre des transports, présentée comme un texte structurant pour l’avenir de la mobilité, n’apporte strictement aucune solution opérationnelle avant 2031. Pour les LDFT, les transversales structurantes, les trains de nuit, les gares rurales, les mobilités du quotidien, cela signifie au moins cinq années supplémentaires de dégradation, de ralentissements, de fermetures de lignes ferroviaires et de pertes du service public dans les territoires. Cinq années perdues au regard du dérèglement climatique alors que les transports représentent 34 % des émissions de GES. La population perd ainsi l’opportunité de se déplacer avec un mode de transport efficace, écologique, sûr, confortable et inclusif. En cela, les inégalités dans les mobilités entre les territoires se creusent.
Un contrat de performance État–SNCF Réseau qui ne prévoit rien avant 2028 et trop peu après
Le contrat de performance entre l’État et SNCF Réseau, déjà largement critiqué par plusieurs Régions, dont Nouvelle-Aquitaine qui a voté contre, ne prévoit aucune action d’urgence avant 2028.
Autrement dit : aucune régénération accélérée, aucun moyen d’atténuation des émissions de GES, aucun plan de renouvellement massif, aucun renfort de moyens pour éviter l’effondrement des lignes les plus fragiles et garantir la continuité de transport en train sur tout le territoire. Ce contrat, censé être l’outil stratégique de pilotage du réseau, acte en réalité une politique d’attentisme, incompatible avec l’état de délabrement de nombreuses infrastructures.
Le seul effort supplémentaire est porté par la SNCF à hauteur de 1.5 Md€ supplémentaire par an là où il en faudrait cinq pour régénérer le réseau et les lignes en attente de réouverture. De plus comment garantir la capacité financière de la SNCF à cet effort supplémentaire dans un contexte d’arrivée à marche forcée de la concurrence sur les TER, TET et TGV ?
Les missions Bussereau et Philizot : un risque de déclassement déguisé
Les missions Bussereau et Philizot, attendues dans les prochaines semaines n’ont toujours pas rendu leurs conclusions. Dans les territoires, la crainte grandit, ces missions :
-
entérinent le déclassement de certaines lignes et accentuent l’iniquité territoriale et l’inégalité entre les citoyens,
-
ouvrent la voie à des cessions à des exploitants privés,
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servent de prétexte à un désengagement accéléré de l’État.
Une loi de programmation des mobilités soutenables toujours repoussée
La France a besoin d’une LOI DE PROGRAMMATION DES MOBILITÉS SOUTENABLES 2027–2037, claire, financée, ambitieuse, fixant des objectifs de régénération, de modernisation, de réouverture et de développement du ferroviaire. Cependant cette loi, pourtant indispensable, n’est manifestement pas une priorité du gouvernement. Les signaux convergent : elle ne verrait le jour qu’après les législatives de 2027, repoussant encore la planification indispensable à la survie du réseau, à la commande des matériels roulants nécessaire à la croissance des usages et à la transition écologique.
LA COLÈRE DES SANS TRAINS appelle :
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le gouvernement à présenter immédiatement un plan d’urgence 2026–2028 pour le ferroviaire
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le Parlement à inscrire dans la loi cadre des transports des mesures opérationnelles dès 2027;
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les Régions à refuser tout déclassement et à exiger une programmation nationale ;
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les citoyens à se mobiliser pour défendre leurs gares, leurs trains, leurs territoires.
La France ne peut pas attendre 2028, ni 2031, ni 2037. Le ferroviaire s’effondre maintenant, le dérèglement climatique et les inégalités dans les mobilités entre territoires sont là. Il faut agir maintenant. Nous appelons à un sursaut pour la défense de nos lignes, de nos gares et de nos trains !
A noter que la série d’amendements à la loi cadre des transports déposée par LR et le RN toujours en faveur de la route et de l’avion, prouve que ces parlementaires ne sont pas conscients de l’urgence à changer de paradigme pour favoriser les transports ferroviaires afin de lutter efficacement contre le dérèglement climatique.
Pour le ferroviaire, pour notre avenir, c’est maintenant qu’il faut agir !
Courrier au Sénateur de l'Ariège, Jean-Jacques Michau, lui demandant de soutenir les propositions de l'association "La colère des sans trains" lors de l'examen au Sénat de la loi cadre sur les transports du 14 au 19 avril 2026.
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